Et si les Rois étaient des Reines ?

Et si les Rois étaient des Reines ? Si Louis XIV devenait Louise Ière ? Si Monsieur devenait Madame ? Et si c'était comme ça pour tous les personnages ?
 
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 Journal d'Annie Chabot

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Annie Chabot
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MessageSujet: Journal d'Annie Chabot   Journal d'Annie Chabot Arrow011Sam 25 Avr - 16:15

Je ne sais même pas ce que je fais à écrire dans ce cahier...
Je l'avais presque perdu! Enfin, je savais ou il était, qu'il était la, mais...Je ne l'ai jamais ouvert...C'est Hortense qui me l'a donné. Elle m'a dit "Tu pourras écrire dedans, te soulager... tu verras, je suis sure que ça t'aideras pendant tes voyages! Ce sera un peu comme si tu te confiais à moi.". Mais c'est la première fois que je l'ouvre... J'ai déjà écrit ça, je me répète! En tous cas, je pense que raconter simplement pourquoi je l'ai ouvert, là, maintenant, pourra m'aider...

Je suis à Versailles. Dans le palais de la Reine. Commment je suis arrivée à Versailles en partant de ma Bretagne natale? Ce serait une trop longue histoire à raconter pour l'instant. Peut-être plus tard. Par contre, je peux raconter comment je suis arrivée dedans le palais. J'y vais : c'était avant-avant-hier soir. Je venais de quitter l'auberge (miteuse) qui me servait de toit (j'avais épuisé la colossale somme d'argent volé au porc) j'étais affamée, épuisée, je ne savais pas quoi faire et ou aller. Je déambulais sans but dans les rues de la ville de Paris soudain, j'avise un pont qui enjambe une rivière. Du côté ou je me tiens, il y a un espace d'au moins 5 mètres avant l'eau. Une forme sombre, une sorte de tas, traîne sous le pont, le plus éloigné possible de la rivière. Je m'approche avec précaution, puis soupire de soulagement : ce n'est qu'un vieux tas de nippes, plus bonnes à vêtir personnne. Là, j'étouffe un cri de joie : ce pont et ce qu'il y a dessous pourra m'aceuillir pour la nuit. Comme j'étais sotte! Je ne peut pas croire que j'ai autant muri depuis seulement 3 jours. Comme je m'approchais du dessous du pont d'une démarche joyeuse et sautillante...


Dernière édition par Annie Chabot le Dim 3 Mai - 17:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'Annie Chabot   Journal d'Annie Chabot Arrow011Sam 25 Avr - 18:55

Ouf! Le danger est passé! Un bruit de pas m'a fait peur, et j'ai vite caché le cahier sous mes couvertures le temps que la personne passe : ce n'était qu'un simple domestique qui vaquait à ses affaires; mais il aurait été étonné de voir une fille du peuple en train d'écrire!!! Je reprend mon récit là ou je l'ai laissé :

Comme je m'approchais du dessous du pont d'une démarche joyeuse et sautillante, j'arrivais dans ce que je pensais qui allait être mon refuge pour la nuit. Oh! Quelle idiote! Je pose donc mon sac se toile au sol, et commence à m'affairer au près des nippes, les disposant de manière à avoir à la fois un matelas et une couverture. Soudain, alors que je soulevais ce qui autrefois avait été un pantalon, une main -oh, je frémin rien que d'y repenser! mais il faut que je me confie, sinon je crois que je vais exploser- une main sortit des hardes et m'aggripa le bras. Je hurlai de terreur et de surprise, mais une autre main se plaqua sur ma bouche. Celle qui tenait déjà mon poignet le lâcha pour me ceinturer, enserrant du même coup mon buste et mes bras. L'homme (cela ne pouvait être qu'un homme) nous releva; et, soufflant à mon visage son haleine empestée d'alcool, me sussura à l'oreille :

-Alors, ma pti'te demoiselle? On cherch' d'la compagnie? Ou pt'et du travail? Ouais, surement du travail... D'tout façons, même si t'en cherchais pas, t'en a trouvé! J'ai vraiment b'soin du pti't qu'ekchose d'une donzelle...Mais tu vois, poupée, on a un pti't problème : moi, j'ai p'us un rond sur moi, tu vois? Donc j'pense que tu vas d'voir travailler gratos! En fait, tu vas m'le donner ton pti't qu'ekchose!

Et il explosa d'un rire gras.Là, mon sang se glaça dans mes veines, et je compris l'horreur de la situation, ce que mon esprit avait refusé d'admettre pour l'instant : cet ivrogne me prennait pour une fille de mauvaide vie en train d'effectuer son métier!
Je sentis un vent de révolte souffler dans mon coeur : non, ça na se passera pas comme ça, cette fois! Quand c'est le porc qui a essayé, j'étais jeune et inexpérimentée. Je ne savais pas ce qu'il voulait faire! Cette fois, je n'attendrait pas qu'il soit presque trop tard pout réagir, non! Je me battrais!
Et je me débattis de plus belle pour échapper à son emprise, envoyant des coups de pieds furieux en arrière dans l'espoir de toucher mon aggresseur. Celui-ci rit de ma résistance (qui était parfaitement inutile), la prenant sans doute pour un jeu.
Il me demanda :

-T'es prête à faire l'grand saut, poupée? je lui donnait un coup de pied particulièrement violent Mais t'as quoi? Allez, fait ton boulot! Remue toi!

Comme je ne changeais pas d'attitude, il soupira, puis :

-Bon, j'vais t'laisser m'dire c'qui va pas, et après, zou...D'accord?

Sans me laisser esquisser une réponse, il enleva sa main de ma bouche. Je m'apperçut que ladite main était trempée. Comme je me demandais intérieurement pourquoi, j'entendis un grand bruit : un sanglot déchirant, heurté, comme celui d'un enfant qu'on vient d'enlever à sa mère; et je sentis en même temps une grande douleur dans ma poitrine. Là, je compris que c'était moi qui pleurait! Je me dis qu'a la place de pleurer, je devrais plutôt réondre à mon aggresseur avant qu'il ne me fasse du mal.
Je lui répondis d'une voix entrecoupée de sanglots que je n'arrivais pas à réprimer :

-V-vous faites erreur! J-je ne s-suis pas une fille comme çaaaa, moi! J-je v-voulais juste trouver un endroit pour dormir cette nuit... Je vous en prie, je ne suis qu'une en-enfant, l-laissez-moi p-partir!

Un sourire cruel se dessina sur ses lèvres
-C'est qu'ça, ton problème? Juste qu't'es une môme? T'inquiètes, poupée, moi j'adore la chaire fraîche, encore jamais utilisée... Et puis, j'ai d'l'expérience, j'serais un bon professeur, et c'genre de trucs, t'sais, ça s'apprend vite...

Et il commença à remonter ma jupe. Je ne pouvais le suporter, ç'en était trop! Deux ans que je vivais comme un animal, dans les rues de Paris, refoulant tous mes principes pour survivre... Et maintenat, ça?

-NOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNN!!! sanglots Non, non, non! sanglots Non, NON!!!


Dernière édition par Annie Chabot le Dim 3 Mai - 14:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'Annie Chabot   Journal d'Annie Chabot Arrow011Ven 1 Mai - 22:14

Oh! Encore un domestique... Je reprends , j'en étais... ah, oui. Le cri.

Soudain, il se passa plusieurs chose simulanément :
-Un bruit de sabots retentit dans la nuit noire.
-Le porc2 lâcha mon buste pour s'attaquer à mon corsage, en même temps qu'il en finissait avec ma jupe.
-Une étincelle d'espoir se ralluma dans mon âme.

Je n'hésitais pas : je donnais un violent coup de coude dans le ventre de mon adversaire, et me retournait en lui donnant un coup de pied dans l'entrejambes pour l'empêcher de me suivre.
Il siffla entre ses dents :


-Sale petite garce...

Et il s'écroula au sol.
Je ne le regardais même pas tomber : j'avais trop peur qu'un seul petit arrêt de ma part lui suffise à reprendre ses esprits et ne me fut donc fatal.
Je courrai en direction du bruit que j'avais entendu en hurlant de toute la force de mes frêles poumons :

-Au secours! A l'aide! Aidez-moi, je vous en prie!

Et là, je vis le cheval. Et sur le cheval : un policier. Il me regarda d'un air étonné; alors que je lui expliquait le plus brèvement possible ce qui m'était arrivé. Ensuite, il me demanda ou était mon aggresseur. Je lui indiquait le dessous du pont; mais quand mon sauveur s'y rendit, il était parti! Moi, je m'en fichais et m'en fiche toujours : ce qui m'importais (et qui m'importe toujours) , c'était d'être en sécurité.

J'ai fini la première partie, la plus tragique, de mon histoire. Je continuerais sans doute demain. Après m'être reposée.
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